vendredi 26 septembre 2014

Au bord d'âge adulte

On le trouve peut-être un peu bizarre que je parle d’être au bord d’âge adulte. Je commence ma sixième année comme enseignante, un emploi bien rigoureux où je gagne ma vie ; j’ai acheté ma propre maison il y a deux ans et demi et je paie toutes les factures y associées moi-même ; je possède ma propre voiture ; je fais des décisions à propos de ma vie et je me prends soins indépendamment. Cependant il y a encore les aspects de l’âge adulte que manque ma vie : je n’ai pas de mari, pas d’enfants, pas d’animal de compagnie, pas vraiment de rides d’expérience, pas beaucoup de grands événements marquants, pas de grandes tragédies. Je me trouve un peu au milieu d’adolescente et adulte. Mon sentiment d’être encore très jeune n’est toujours si accablant que quand je me rends visite chez mes parents.

Ils habitent maintenant une grande maison de campagne au Niagara. Ce n’était pas la maison de ma jeunesse – ils y ont déménagé il y a quelques années après la retraite de mon père. Bien que je n’aie pas de souvenirs d’être enfant dans cette maison, chaque habitant joue un rôle qui met l’emphase sur ma jeunesse continuelle.




Les chiennes de mes parents me rappellent de la chienne que nous avions quand j’étais jeune. Elles demandent et elles donnent tant d’amour inconditionnel et d’innocence enfantine que c’est contagieux à moi.







Mon père essaie toujours de me forcer d’apporter des tonnes et des tonnes de nourriture chez moi après chaque visite. Il faisait toujours ses achats en vrac si possible, et son garde-manger est d’habitude plein à craquer. Mais comme adulte je suis supposée de prendre soin de moi-même et je suis complètement capable de faire mes propres achats au supermarché.







Mon frère cadet me taquine un peu encore comme il a fait incessamment tout au long de notre jeunesse. Il se souvient toujours des mémoires bizarres et au hasard, et il adore faire des activités qu’on a faites quand on était jeune, comme les jeux vidéo.






Ma mère jure que je suis encore une petite fille. Sa réplique favorite est que je l’ai quittée pour aller à l’université à l’âge tendre de douze ans – et que je ne suis jamais revenue. Évidemment ce n’est pas la vérité, mais je pense que pour elle, je suis figée dans sa tête pour toujours comme fille de douze ans.







Alors, c’est évident que je me sens encore au bord d’âge adulte même que je suis plus proche à ma trentaine qu’à mes années d’ado. Bien que cela puisse être frustrant, probablement c’est une des raisons pourquoi je garde encore l’air jeune !



jeudi 4 septembre 2014

10 choses à propos de moi

Aujourd'hui en classe j'ai donné à mes élèves la tâche de m'écrire une lettre avec trois parties. Une des sections était de partager 10 faits à propos de vous-même, et d'essayer de formuler cette liste un peu au hasard.

J'ai décidé d'y partager ma réponse à cette question comme lettre à ma classe:


Chers élèves,

1) Je suis dans ma vingtaine, mais je n’aime pas toujours avouer mon âge exact à mes classes.

2) Je joue du piano, de la flûte, et je chante.

3) J’adore cuisiner et cuire ; je les trouve calmants.

4) J’ai un frère qui est 18 ans plus âgé que moi, et un autre qui est 13 mois moins âgé que moi.

5) Je suis une entraîneuse personnelle et le gymnase est une de mes places favorites.

6) Enseignante, c’est la seule carrière que j’ai jamais voulu avoir.

7) Je pourrais lire les livres pour une journée entière si possible.

8) J’ai assez de vêtements pour ne jamais porter le même ensemble 2 fois pendant un semestre (y compris plus de 100 robes).

9) J’aimerais avoir un animal de compagnie mais je ne suis pas chez moi assez fréquemment à cause du travail.

10) Je suis fortement introvertie, et je préfère être seule qu’avec les gens, mais j’adore l’école en étant ici avec vous.

Et voilà. Si quelqu'un demandait à toi - quelles dix choses avouerais-tu ?

mercredi 3 septembre 2014

Écrire en français...un défi de taille !

Le premier sujet que je vous ai donné pour le blog est à propos de vos sentiments, idées, appréhensions, réflexions, ainsi de suite par rapport à l’écriture en français. Ici je partage mes idées…

1) Quand je pense à propos d’écrire en français, ça me donne de l’espoir.


J’espère que cela sera une tâche réussie. J’espère que vous tous y engagerez. J’espère que votre écriture (ainsi que la mienne !) améliorera à travers le semestre. J’espère que nos partages enrichiront l’apprentissage de l’un l’autre. J’espère (peut-être en vain) que vous aimerez ce que j’ai à dire dans mes articles. Et enfin, j’espère que ce semestre est seulement le début, et que je continuerai à y écrire longtemps après la fin de ce cours.

2) Quand je pense à propos d’écrire en français, je me sens un peu inquiète.


Comme j’ai avoué dans l’article précédent, j’adore écrire. Cependant, je suis extrêmement introvertie, et alors je préfère garder mes créations privées. En outre, j’éprouve des peurs un peu ridicules puisque je suis l’enseignante, et je suis supposée de donner l’exemple à vous et d’avoir des articles bien rédigés sans erreurs et avec un vocabulaire riche et sophistiqué. C’est un défi de taille ! Mais je suis fière de dire que je suis une personne qui toujours essaie de faire face aux défis. Alors, j’écrirai. J’écrirai de mon mieux, parce que ça c’est tout ce que je peux offrir.

3) Quand je pense à propos d’écrire en français, j’ai hâte de commencer.



Voilà le sentiment qui règne sur moi quand je réfléchis à cette tâche et à ce cours. J’ai l’occasion d’écrire plus souvent dans ma deuxième langue ; j’ai l’occasion de surmonter des peurs et des soucis par rapport à ma maîtrise de cette langue ; j’ai l’occasion d’améliorer mon français ; et surtout, j’ai l’occasion de lire et de s’engager avec vous et vos idées. Selon moi, ça c’est la meilleure récompense.

lundi 1 septembre 2014

Bienvenue - mon invitation de voyager ce parcours

Je dis bienvenue à tous mes nouveaux élèves pour cette année – spécifiquement aux élèves de ma classe de l’art d’écrire, puisque c’est à côté de vous que je souhaite y écrire.

Afin d’améliorer comme écrivain, je crois qu’il faut beaucoup écrire et beaucoup lire. La tâche que je vous pose avec ce blog essaie d’accomplir ces deux nécessités. Nous écrirons au moins deux fois par mois ici, et nous lirons les articles des camarades et des autres dans le monde web qui rédigent les blogs en français. C’est facile, mais à la fois difficile pour tous nous.

J’adore écrire. C’était et ça continue à être une de mes activités favorites. C’était une façon de s’échapper, de se calmer, de s’exprimer, de réfléchir quand j’étais jeune. L’écriture me donne le temps. Le temps de penser, de considérer chaque mot, chaque syllabe, avant d’en choisir un. Pour moi, c’était moins désordonné et plus soulageant que parler sur le champ. C’était aussi une façon de mieux me comprendre, de mieux me connaître.


Cependant la majorité de mon écriture jusqu’à ce point dans ma vie était en anglais. Alors, comme vous, mes élèves, l’idée d’écrire dans ma deuxième langue sur un forum public me rend un peu mal à l’aise. Je ferai certainement les erreurs d’orthographe et de langue. J’éprouverai de la frustration avec mon vocabulaire trop petit comparé à ma vaste banque de mots en anglais. Ce sera difficile parfois de trouver une idée pour commencer à écrire. Mais c’est dans les défis qui se produisent le progrès, l’amélioration, l’apprentissage. Je suis prête de voyager ce parcours avec vous.