vendredi 31 octobre 2014

Se déguiser

Comme mes élèves connaissent, j’adore me déguiser ou bien de m’habiller de façon bizarre pour les jours avec les thèmes à l’école. Ma réputation pour les costumes est déjà assez répandue que quand je n’ai pas porté de pyjamas pour le jour de PJs, plusieurs élèves m’ont demandé pourquoi avec incrédulité.

L’Halloween était toujours une grande affaire pendant ma jeunesse. Ma mère est couturière et elle a toujours fait de costumes si élaborés pour moi et mon frère cadet. Elle nous a aussi encouragés de nous habiller bien pour les jours ‘d’esprit’ à l’école et pour chaque fête comme Noël. Elle m’a donné des idées comme les rubans des couleurs de l’école pour mes cheveux, la peinture sur mon visage, ainsi de suite. J’utilise encore aujourd’hui ses suggestions comme prof quand c’est un jour de célébrer Westdale.

Peut-être on croit que portant des costumes ou des tenues étranges est un comportement enfantin. Néanmoins, je le trouve très adulte. Je suis confiante avec moi-même, et je ne me soucie trop de ce que les autres penseront de mes vêtements, de mes cheveux, de mon maquillage. Empruntant des identités ou des personnages différents est familier pour moi comme enseignante de théâtre. Or, j’essaie aussi de montrer aux jeunes que c’est d’accord d’être un peu bizarre, unique, individuel. C’est beaucoup plus amusant et satisfaisant de vivre avec la confiance en soi et de vivre vos passions. Au moins, ça c’est ce que je crois.

Voilà un échantillon de quelques-uns de mes costumes récents :

L'Halloween cette année me trouve comme un zombie de la reine du bal.

L'année dernière j'étais une poupée possédée.


Quand j'étais stagière à Delta SS, il y avait un vendredi fluorescent.

 
Et finalement, une année en université, je me suis déguisée en femme très vieille.

Quelles costumes ou déguisements bizarres avez-vous faits?



vendredi 17 octobre 2014

Les 10 pires erreurs d'orthographe

Je sais qu’en immersion française on apprend la langue largement à l’oral. Par conséquent, très souvent, les élèves écrivent les mots selon leur son, au lieu de leur signifiance ou fonction grammaticale. Comme enseignante, j’ai lu tant de travaux en français et j’ai grimacé innombrables fois aux erreurs de langue. Voilà pour vous, mes élèves, mon palmarès des dix pires erreurs d’orthographe.

10. ou / où
Ici, il faut distinguer par le sens des deux mots. Où indique un lieu tandis que ou indique un choix.

9. diffèrent / différent
Cette erreur m’a toujours confondue. On prononce le mot différent avec le son « ay » mais quand même beaucoup d’élèves l’écrit avec un accent grave. Si on écrit « diffèrent », c’est la conjugaison du verbe différer avec ils/elles et pas un nom.

8. par ce que / parceque / parce-que / parce que
J’ai vu beaucoup d’orthographes différentes pour parce que, mais c’est le dernier qui est correct.

7. quesque / qu’est-ce que
Quesque est une orthographe phonétique – pas du tout correct du point de vue grammaticale.

6. quel que / quelle que / quelque / quelqu’un / etc.
Mes deux premiers sont des erreurs d’orthographe. Je trouve aussi qu’on confond quelque et quelqu’un puisque leurs prononciations sont similaires. Cependant, quelque veut dire « some » alors que quelqu’un signifie « someone ».

5. est / et
Cette erreur me fait folle ! Est c’est la conjugaison d’être avec il/elle/on/qui, donc c’est un verbe. Et est une conjonction.

4. Mais / mes
Mais est une autre conjonction qui indique une objection. Mes est un pronom possessif.

3. On / ont
Voilà une autre que je vois trop souvent. Ces deux mots ont des fonctions grammaticales différentes. On est un sujet comme il/elle, et ont est la conjugaison d’avoir avec ils/elles. N’utilisez pas « ont » comme sujet !

2. C’est / ces / ses
C’est veut dire « it is ». Ces est un adjectif démonstratif qui signifie « these/those ». Et finalement ses est un pronom possessif pour « his/her ».

1. a ...é / à ...er
On arrive au numéro un ! Du fait que é et er ont le même son en français, beaucoup d’élèves écrivent phonétiquement au lieu de penser à la signifiance de ce qu’ils écrivent. Si on écrit « il a marché » par exemple, c’est le passé composé signifiant « he walked ». Si on écrit « il commence à marcher », c’est un infinitif, et cela veut dire « he starts to walk ». Ce n’est pas correct de mettre « à » devant un participe passé, ni de mettre « a » devant un infinitif.


Alors la leçon ici est de prendre un moment pour réfléchir à ce que vous voulez vraiment dire avant de simplement écrire phonétiquement. Vous avez tous appris ces règles – essayez de les employer !