Sonnet
à mon corps
Mes
efforts sur mon torse trace des flots de sueur,
Mon
cri de guerrière jaillit comme la lave,
Protégée
par cette armure je me sens si brave,
Même
en étant bien usée, elle garde sa lueur.
Ni
stupeur, ni malheur, ni douleur, ni langueur,
Ne
puissent me tenir désarmée, une esclave.
Si
jamais m’est atteinte une maladie grave,
Mon
corps se guérirait, regagnant sa splendeur.
Comme
le lever du soleil brillant et lumineux,
Comme
le début de l’été content et chaleureux,
Je
me salue avec plaisir dans mon miroir.
Lorsque
je deviens faible, accroupie, et vieille,
Je
me souviendrai toujours de cette merveille :
Un corps et un esprit remplis de pouvoir.